Afin de comprendre au mieux le sujet de la réforme du Plan Etudiants, vous trouverez ci-dessous des liens vers des articles de presse, des communiqués officiels du gouvernement et enfin des expressions publiques des différents partenaires sociaux.

 

Admission

Admission

Les formations qui sont déjà sélectives le restent ( 40% des formations : DUT, prépas intégrées des écoles… Ou encore au lycée : classes préparatoires et BTS). Les candidats seront sélectionnés sur dossier et obtiendront comme réponse à l’issue de la procédure un OUI ou un NON.

D’autres formations sélectives, comme celles des écoles, recrutent à l’issue d’un concours où les candidats seront admis ou non en fonction de leur classement aux épreuves.

Les formations qui sont non-sélectives restent non-sélectives. Pour les licences générales, les universités ne pourront répondre que OUI ou OUI SI aux lycéens.

Mais quand les capacités d’accueils sont atteintes, qu’est-ce qu’il se passe ?

Comme depuis plusieurs années maintenant, une sélection par « manque de places » s’opère.

Avant, c’était le tirage au sort, maintenant il y a une étude des dossiers. La FAGE est opposée à toute forme de sélection et donc, à ces deux méthodes.

Le combat est donc le suivant :

  • Augmenter les moyens alloués aux universités pour accompagner la hausse démographique des étudiants.
  • Améliorer le taux de réussite en premier cycle et mieux orienter les jeunes

Par le dialogue et la négociation et tout en restant intransigeant avec les pouvoirs publics la FAGE a obtenue la création de 22 000 places supplémentaires pour la rentrée 2018 et 150 000 places supplémentaires sur les cinq prochaines années.

Le « OUI,SI »

Le « OUI, SI » c’est quoi ?

Le principe des réponses « OUI SI » est de proposer un parcours de formation adapté à l’étudiant. Il est bien inscrit normalement dans la formation demandée. Il ne s’agit en aucun cas d’une sélection, le « Oui, Si » ne peut pas se traduire par un « Non ». Simplement, des enseignements de soutien, de tutorat ou de mise à niveau lui sont proposés. On peut également envisager un aménagement du rythme des études pour tenir comptes des régimes spéciaux (étudiants salariés, jeunes parents etc.).

L’objectif ici est de lutter contre le taux d’échec et de décrochage massif connu en première année d’enseignement supérieur. (En moyenne 60% en première année de Licence) Ces parcours d’accompagnements sont une avancée fondamentale pour la FAGE et nous avons obtenu qu’ils soient obligatoirement proposés par les Universités.

Pour la rentrée 2018, seule une partie de ces parcours d’accompagnement seront proposés. Deux raisons : des universités qui refusent de jouer le jeu, ou faute de temps et parfois de moyens.

ParcourSup va supprimer les trois phases d’admissions qui existaient sous APB. Ainsi, la réponse des voeux tomberont au fur et à mesure de l’avancement de l’algorithme de traitement. C’est la raison pour laquelle certains des voeux apparaîtront « en attente » avant la réponse définitive.     

Les Attendus

Les attendus, à quoi ils servent ?

Les attendus sont des critères d’orientation et d’accompagnement à destination des lycéens. Ils sont indicatifs et permettent de déterminer si le lycéen a toute les chances de réussir dans le cursus choisi, sans pour autant être un prérequis obligatoire pour suivre la formation. Ainsi, les attendus permettent de donner un accompagnement personnalisé aux lycéens qui pourraient en avoir besoin (ceux qui n’auraient pas les attendus) pour améliorer leur réussite.

Le fait de ne pas avoir les attendus conditionne la prescription de parcours d’accompagnement personnalisés, en aucun cas il ne s’agit de critères d’exclusion d’une formation.

Frais d’inscriptions

Le coût de l’inscription à l’université

La contribution vie étudiante a pour objet de financer la vie étudiante et les actions de prévention. Tous les étudiants ont et auront accès à l’ensemble des services de la vie étudiante (santé universitaire, services sociaux, culture, sport). La mise en place de cette contribution vie étudiante, compensée par la suppression de la cotisation Sécurité Sociale (217 euros), doit permettre d’augmenter de 40 à 60% les moyens en matière de santé universitaire et de vie étudiante.

Les étudiants boursiers seront exonérés de la contribution. Pour eux la situation est inchangée, à cela près qu’ils n’auront plus à acquitter les droits de la santé universitaire et qu’ils auront désormais gratuitement accès aux activités sportives !

Sécurité Sociale Etudiante

La Loi ORE valide une demande de longue date de nombreux étudiants : La suppression du Régime de Sécurité Sociale Étudiant.

Revendication emblématique de la FAGE, la suppression du RSSE était une priorité pour renforcer l’accès au soin des étudiants. A l’heure où des 30% des jeunes renoncent aux soins, les défaillances nombreuses d’un régime à bout de souffle nécessitaient une mesure claire et forte. Les mutuelles étudiantes gestionnaire de ce régime avaient en effet prouvé leur échec depuis de nombreuses années. 1 appel sur 14 décroché, délais de plusieurs mois pour obtenir des remboursements ou une carte vitale… etc.

La FAGE se félicite donc de voir des 2018 pour les nouveaux étudiants et en 2019 pour tous les étudiants un rattachement au régime général. En plus, La cotisation à la sécurité sociale étudiante de 217€ est supprimée ! Une économie nette pour les étudiants dès la rentrée 2018. (100 millions d’euros de pouvoir d’achat supplémentaire !) 

Les rumeurs

Ce qui n’est pas dans la loi ORE mais dont on entend beaucoup parler

La compensation

On ne saurait dire d’où provient l’idée que la compensation va disparaître : Rien dans la loi ORE ne le précise ! S’il est prévu d’apporter des modifications à l’arrêté licence d’ici la fin du mois d’avril, la fin de la compensation n’est pas au programme.

Les bourses

Le nombre de droits à bourses (nombre maximal d’inscriptions dans un cycle de formation pouvant bénéficier d’une bourse) est inchangé. La FAGE a même réussi à obtenir l’augmentation du nombre de droit aux bourses si jamais le parcours d’accompagnement entraînait une augmentation de la durée des études.

Les rattrapages et le redoublement

C’est un peu comme la compensation, la fin des rattrapages et du redoublement ne sont clairement pas au programme ! 

Ces droits peuvent être améliorés comme le propose la FAGE dans les concertations, mais en aucun cas supprimés.

Surbooking et dernier appelé

Surbooking, dernier appelé

« L’Université ne pourra pas accepter tous les étudiants » – Faux ! C’est possible !

Les Universités peuvent, si elles le souhaitent, faire entrer davantage d’étudiants que ce que leur permettent les capacités d’accueil par deux moyens :

–       Surbooking de la formation : le chef d’établissement peut décider d’anticiper le nombre d’étudiants qui déclineront la proposition d’admission. Sont alors admis 20%, 50%, voire encore plus de candidats que de places disponibles en prévision des refus des étudiants d’entrer dans cette formation

–       « Rang du dernier appelé » : le chef d’établissement peut décider d’appeler dans la formation des candidats qui sont classés au-delà des capacités d’accueil, voire d’appeler dans la formation tous les candidats

Si les Universités utilisent ces deux moyens, elles peuvent accepter tous les candidats qu’elles souhaitent dans la formation, même en dépassant les capacités d’accueil.

Ce n’est pas Parcoursup qui crée la sélection par manque de place, c’est le manque de budget qui ne permet pas d’accueillir tout le monde dans les Universités !

La FAGE s’est mobilisée et continuera à se mobiliser pour un investissement massif dans l’enseignement supérieur. C’est pour cela que la FAGE a soutenu la loi ORE qui était corrélée à un investissement important pour augmenter les places dans les filières en tension !

Pour aller plus loin :